Chapitre 7

Point de vue : Amayra

Quelques jours passèrent. Karan et moi étions devenus inséparables en peu de temps.

Même si nous ne nous étions pas dit les trois mots magiques, nous pouvions sentir l’amour entre nous.

Chaque fois que nous nous retrouvions seuls, il me volait toujours un baiser, et ça me donnait la chair de poule, comme la toute première fois ; une sensation différente me nouait le ventre, et mon cœur manquait plusieurs battements.

Karan était furieux qu’on m’ait remplacée par des tâches sur scène. Alors, il avait décidé de ne pas aider non plus à décorer la scène.

Mais j’ai réussi, d’une façon ou d’une autre, à le convaincre de donner un coup de main. Parce que Mme Marwaha n’est pas seulement une excellente professeure, c’est aussi une belle personne. Et je ne voulais pas être la cause de son embarras.

Karan avait néanmoins posé une condition, et me voilà sur scène avec lui, en train de décorer les murs avec nos amis et de passer un bon moment.

Nous décorions la scène depuis presque une heure.

— Je suis fatiguée et j’ai faim, se plaignit Poorvi en reposant des accessoires par terre.

— Moi aussi, ajouta Mayra.

Ils doivent être épuisés à force.

— Reposez-vous un moment et mangez quelque chose.

Alors, Karan intervint soudain :

— Pourquoi vous n’allez pas à la cafétéria prendre un truc à manger et vous nous ramenez quelque chose ? Danish n’est pas là, alors Raunak vous accompagnera.

Nous l’avons tous regardé.

— Pourquoi on n’y va pas tous ensemble ? Ils vont devoir porter des choses, ai-je demandé.

— Eh bien… fit-il en se grattant la nuque, avant de continuer, pendant ce temps, on continue de décorer la scène, ça nous fera gagner du temps. Et Raunak ira avec elles pour porter.

Nous avons tous accepté. Après leur départ, nous avons continué à disposer les choses sur scène.

Elles étaient parties depuis à peine cinq minutes que Karan m’a pris la main et m’a entraînée en coulisses.

— Karan, qu’est-ce que tu fais ? ai-je demandé tandis qu’il me conduisait derrière la scène.

Il s’est arrêté dans un coin sombre où on distinguait à peine quoi que ce soit. Il m’a poussée contre le mur et a posé ses mains de chaque côté, m’enfermant entre ses bras.

Je l’ai regardé dans les yeux. Un sourire malicieux étirait ses lèvres. Il s’est rapproché de moi ; je sentais la chaleur de son corps. Puis il s’est penché vers mon cou. Mon cœur battait à mille à l’heure et ma respiration s’était accélérée.

Ses lèvres ont effleuré ma peau et il a soufflé :

— Pourquoi tu crois que je les ai envoyés ailleurs, hm ?

J’ai souri, timide, parce que je savais ce qui allait suivre. J’ai posé la main sur son avant-bras et j’ai tenté de le raisonner :

— Quelqu’un va arriver et nous voir.

— Ne t’inquiète pas, personne ne vient ici à cette heure-ci, surtout pas là, a-t-il dit en posant une main sur ma taille pour me tirer contre lui.

Il a relevé la tête et a planté ses yeux dans les miens. Il s’est penché vers mes lèvres. Nos bouches n’étaient plus qu’à quelques centimètres.

Je sentais son souffle brûlant contre mes lèvres.

Et puis, d’un coup, nos lèvres se sont rencontrées. Les siennes étaient douces, comme d’habitude.

Le baiser était sensuel. Il a mordillé ma lèvre inférieure avec les dents. J’ai entrouvert la bouche, lui donnant accès.

Sa langue s’est glissée entre mes lèvres, savourant chaque parcelle, luttant pour la domination contre la mienne. Il m’embrassait, aspirait et mordait mes lèvres.

Ses mains parcouraient mon corps. Je fondais à chacun de ses gestes. Mes doigts se perdaient dans ses cheveux soyeux.

Le baiser devenait plus brûlant quand nous avons entendu un bruit, comme si quelque chose était tombé au sol.

Nous nous sommes séparés et avons regardé dans cette direction.

Il n’y avait personne.

Karan et moi nous sommes approchés, mais nous n’avons vu personne. En revanche, des planches de bois étaient éparpillées sur le sol.

— Ça doit être un rat ou un chat qui a fait ça. Ne t’inquiète pas, a dit Karan en m’entourant de ses bras pour me rapprocher.

J’ai hoché la tête en le regardant.

Nous étions beaucoup trop près l’un de l’autre, et nous respirions encore difficilement à cause du baiser.

J’ai rougi en y repensant. Mes joues devaient être rouges comme des tomates.

Karan a souri et m’a serrée par la taille.

— Tu penses à quelque chose, bébé ?

Je l’ai un peu repoussé, ce qui l’a poussé à me tirer encore plus contre lui, avant de déposer un petit baiser sur mes lèvres.

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